Pétitions, assemblées citoyennes, référendums : selon une étude inédite menée par Sciences Po et l’Institut Verian, une majorité significative de la population française manifeste une préférence pour un système favorisant la participation directe. L’appui pour le principe des assemblées citoyennes atteint 67 %, tandis que 53 % des sondés envisagent de remplacer le Sénat par une assemblée tirée au sort.
Les élections municipales de 2026 ont confirmé une tendance de fond : une augmentation de l’abstention et une usure des partis traditionnels. La présidentielle de 2027 apparaît comme un possible nouvel affrontement entre figures politiques bien établies, auxquelles la population française se montre de plus en plus méfiante. Dans ce contexte, les assemblées citoyennes tirées au sort sont souvent perçues comme une solution potentielles à la crise démocratique. Mais quel type de réponse précisément ? Et surtout, quelles formes les Français eux-mêmes souhaitent-ils privilégier ?
Une étude quantitative, menée en mai 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 2 500 Français en métropole, l’enquête DeCoDe « Délibération citoyenne et confiance dans la politique démocratique », à laquelle je contribue avec Bernard Reber, Damien Bol, Flora Chanvril et Bruno Cautrès (Cevipof/Sciences Po), fournit des données précises. Les résultats challenge some certainties.

Source: Politique + Société