L’analyse des récents développements indique une tendance encourageante pour l’Ukraine tant sur le plan militaire que diplomatique. Sur le front militaire, l’armée ukrainienne maintient le contrôle stratégique de Kostiantynivka, malgré des affirmations contraires du Kremlin, et améliore l’efficacité de ses frappes contre les installations pétrolières russes à l’aide de missiles de croisière Falcon, conçus localement. Ces actions ont entraîné une réduction notable, estimée à 40 %, de la capacité de raffinage pétrolier en Russie, provoquant des pénuries dans une large portion du territoire national. Par ailleurs, les mesures restrictives se multiplient dans 87 des 89 sujets fédéraux russes, et des actions ciblant le convoyage de carburant en Crimée semblent indiquer une nouvelle phase de stratégie visant à isoler la péninsule occupée en frappant des pétroliers russes.
Sur le plan diplomatique, Kiev a enregistré une avancée significative lors du sommet de l’OTAN à Ankara, où l’annonce de Donald Trump de permettre à l’Ukraine de fabriquer sous licence des missiles Patriot constitue une étape importante dans le renforcement de ses défenses contre les missiles balistiques russes. La formalisation de cet engagement passera par des accords techniques, encore à définir. La nature précise de l’implication de l’Ukraine dans la production de ces missiles, notamment en termes de capacités industrielles et de calendrier, reste à préciser, bien que des expertises indiquent un délai de 24 à 30 mois pour le développement complet des équipements nécessaires. La posture adoptée par Donald Trump lors de ce sommet, évitant d’émettre des critiques acerbes envers ses partenaires de l’OTAN, pourrait témoigner d’un réalignement tactique favorable à Kiev, dans un contexte global où les indicateurs militaires et diplomatiques semblent pencher en sa faveur.
Source: Contrepoints