Le Fonds monétaire international (FMI) a ajusté à la baisse ses prévisions pour l’économie française, anticipant une croissance de 0,6 % en 2026, contre 0,9 % en avril dernier. Cette révision reflète une analyse plus pessimiste que celles du ministère français de l’économie et de l’OCDE, qui projettent tous deux une croissance de 0,7 %.

Au sein de la zone euro, le FMI envisage également une croissance réduite à 0,9 % pour 2026, impactée par une hausse des prix de l’énergie et une confiance des consommateurs en baisse. La croissance variera entre autres en Espagne (2,1 %), en Allemagne (0,7 %) et en Italie (stagnation à 0,5 %). La France semble ainsi s’inscrire dans un contexte de croissance modérée, selon ces analyses.

A l’échelle mondiale, la croissance est estimée à 3 %, supérieure aux prévisions antérieures, en dépit des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. Certains pays, notamment Taïwan, la Corée, la Thaïlande et la Malaisie, affichent des performances solides en exportation de matériel lié à l’intelligence artificielle, ce qui soutient leur croissance.

Les États-Unis enregistrent également une progression notable, à 2,3 %, grâce à d’importants investissements technologiques et à une forte orientation vers l’IA, tout en bénéficiant d’une situation énergétique favorable.

Le FMI souligne l’importance de politiques visant à stabiliser les prix, renforcer l’indépendance des banques centrales, assurer une surveillance financière intensive, et gérer prudemment la dette publique. La France, confrontée à un endettement de 117,5 % du PIB et à un déficit élevé, se trouve dans une position particulièrement problématique en cette matière.

Source: Contrepoints