Le phénomène appelé ‘Super El Niño’ commence à avoir des implications mondiales, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources alimentaires. Historiquement, l’El Niño, se manifestant environ tous les cinq ans par un relâchement ou un affaiblissement des vents de alizé au-dessus de l’océan Pacifique, entraîne une chaleur accrue de la masse d’eau océanique, provoquant ainsi des catastrophes naturelles telles que cyclones, tornades et sécheresses, avec des conséquences dévastatrices sur la production alimentaire mondiale.
Selon les prévisions météorologiques, un ‘Super El Niño’ pourrait se développer à partir de l’été jusqu’à la fin de 2026, avec des précédents historiques tels que celui de 1877, ayant conduit à des famines mondiales affectant entre 3 à 4 pour cent de la population globale. En déclarant que les préparatifs actuels sont insuffisants, António Guterres, secrétaire général de l’ONU, souligne la gravité de la situation et la nécessité d’une action immédiate.
La perturbation du système alimentaire mondial exacerbe les défis liés à la gestion des ressources agricoles, notamment aux Pays-Bas, où plus de la moitié des terres est consacrée à l’agriculture. Une réorganisation stratégique et une maximisation de l’efficacité de ces terres sont essentielles, surtout face à la probabilité de pertes de récoltes conséquentes à la fin 2026.
L’organisation et la politique agricoles doivent rapidement évoluer pour répondre à cette crise environnementale, en réduisant notamment la dépendance à l’industrie de l’élevage, qui s’avère extrêmement inefficace en termes de conversion calorique. La priorité doit être donnée à un usage plus rationnel des terres agricoles, en vue de compenser les pertes attendues dues aux phénomènes climatiques extrêmes.
Source: Vrij Nederland